Automobile : les salariés de GM&S ont levé le blocage de l'usine PSA dans l'Allier

Ces salariés de l'équipementier en liquidation judiciaire occupaient le site depuis mercredi

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 06/07/2017 | 23:56 publié le 06/07/2017 | 22:22

Ils bloquaient ce site de Sept-Fons (Allier) depuis mercredi pour réclamer des conditions plus avantageuses de reprise de leur usine de La Souterraine (Creuse). Les salariés de GM&S Industry, l'équipementier en liquidation judiciaire, ont levé, jeudi 6 juillet, leur blocage, à l'appel de la CGT, rapporte l'AFP. Ils ont obtenu un accord avec le gouvernement sur l'ordre du jour des prochaines discussions à Bercy, le 11 juillet.

Vers 22 heures, le dernier véhicule des GM&S a quitté le site de Sept-Fons, permettant aux premiers camions d'entrer à nouveau librement dans l'enceinte de l'usine sous la surveillance de quelques gendarmes encore présents sur place. Un incident avait retardé la levée du siège en début de soirée. Alors qu'ils s'apprêtaient à quitter le site, les GM&S ont constaté qu'un de leurs véhicules utilitaires avait été vandalisé, laissant croire à une représaille venue de l'intérieur du site de PSA. La direction de l'usine a assuré qu'elle prendrait en charge les réparations de ce véhicule.

Une réunion cruciale mardi prochain

 

A la suite d'une négociation dans l'après-midi à la préfecture de Moulins, la CGT avait obtenu de faire acter à l'ordre du jour de la prochaine réunion prévue à Bercy, mardi 11 juillet, les quatre revendications des salariés, a expliqué devant la presse Patrick Brun, délégué CGT. "Il nous a été proposé une réunion à Bercy mardi à 15h30, à la condition que l'on lève le camp. Nous avons demandé un ordre du jour précis, que nous avons obtenu, le ministre ayant donné son accord", a-t-il dit.

La réunion doit mettre en présence l'ensemble des acteurs du dossier: PSA, Renault, le repreneur GMD, l'Etat et les syndicats, mais sa tenue était conditionnée à la levée du bloquage du site de Sept-Fons qui durait depuis 48 heures. Les quatre points à l'ordre du jour réclamés par les GM&S sont : "volume de commandes et chiffre d'affaires, nombre des emplois repris, prise en charge des salaires jusqu'au 31 août, accompagnement social et indemnités des salariés non repris", a précisé Patrick Brun.

 

Les GM&S veulent des engagements visant à augmenter le nombre d'emplois repris - via des commandes de filiales de PSA et Renault - et le versement d'une "prime extra-légale", s'ajoutant aux indemnités de licenciement de base, pour ceux des salariés qui ne seront pas repris. "Avec une moyenne d'âge de 50 ans, les gens licenciés ne retrouveront pas de travail en Creuse. Et le minimum, pour 30 voire 40 ans de loyaux services à PSA, c'est une prime extra-légale", a rappelé Patrick Brun. GM&S Industry, basé à La Souterraine (Creuse), a été placé le 30 juin en liquidation judiciaire, et l'offre de reprise de GMD doit être examinée le 19 juillet par le tribunal de commerce de Poitiers.