Statistiques et Analyses - Industrie automobile européenne - Strategia CE

Objectif

L'idée du blog est dans un premier temps de conserver une trace de toutes les informations relatives à des restructurations en cascade en France.

Certes, la perception subjective des uns est bien sûre différente de la perception des autres, mais des éléments factuels existent dans ce type d'opérations. La fiction juridique de séparation de la propriété entre clients et fournisseurs se brouillent considérablement quand le fournisseur ne possède qu'un ou deux principaux clients, le client est de facto quasi-actionnaire de fait du reste de sa chaine de valeur, même s'il s'en défend... En sens inverse, le point de vue du salarié survivant aux plans sociaux va (fortement) évoluer dans le temps :

- entre le salarié qui finalement va partir, volontairement ou non, et qui va demander réparation et paiement de son sur-investissement personnel durant ses longues années de labeur (théorie du Don, Mauss) ;

- et celui qui peut rester salarié de la firme multi-restructurée... et pour qui la notion de pérennité signifie que le coût du dernier plan ne doit pas obérer les chances de redressement de l'entité et que celle-ci soit rapidement bénéficiaire (sans oublier à terme, le contre don symbolique nécessaire à une remotivation des personnels). Le salarié, tantôt actionnaire de son capital "force de travail", tantôt actionnaire classique demandant un résultat positif comptable, à terme.

Dans un second temps, il sera temps de faire une analyse objective et scientifique des données accumulées, au travers d'enquêtes et d'études de cas, pour mettre des dérives évidentes de fonctionnement, et peut d'être d'expliquer comment un tel gachis a été rendu possible....

Seul le temps long permet un cadrage pertinent de ses transformations... celles-ci sont elles planifiées ? prévisibles ? rien n'est moins sur en apparence

jscilien@u-paris10.fr, jscilien@hotmail.com

 

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07 juillet 2017

GM & S

Creuse : les salariés de l'usine GM&S promettent de casser une machine par jour

>Economie|Le Parisien avec AFP|12 mai 2017, 8h17

Dans l'usine de La Souterraine, menacée de liquidation, les salariés sont à bout. Après avoir piégé le site, ils ont commencé à détruire le matériel.

La tension n'est pas prête de retomber. Des salariés en colère de l'équipementier automobile GM&S Industry à La Souterraine (Creuse), menacé de liquidation judiciaire, ont commencé jeudi à détruire du matériel et affirment avoir «piégé» leur usine, pour dénoncer l'attitude des constructeurs français qu'ils accusent de bloquer les négociations de reprise du site.

Les salariés ont détruit une presse, qu'ils ont découpée en deux au chalumeau, et écrasé une autre machine-outil dans l'après-midi. Ils ont promis de détruire une machine par jour tant qu'ils n'auraient pas de réponse sur l'avenir du site. Selon le délégué CGT de GM&S, Vincent Labrousse, l'usine de La Souterraine a aussi été «piégée» à l'aide de bonbonnes de gaz et de bidons d'essence.

 

 

«Nous refusons d'être baladés une minute de plus (...) Cela fait six mois que l'on se bat, et nous sommes désolés d'en arriver là, mais aujourd'hui la menace, c'est celle d'une liquidation pure et simple. Si tel devait être le cas, l'usine ne sera pas rendue intacte !», a-t-il menacé.

 

La liquidation prononcée le 23 mai ?

 

Il s'agit pour les 279 salariés du site, deuxième employeur privé du département placé en redressement judiciaire depuis décembre dernier, de faire pression sur PSA et Renault, leurs principaux clients, pour qu'ils s'engagent à maintenir un volume de commandes suffisant.

 

Sous la houlette du gouvernement, la direction de crise négociait depuis plusieurs semaines avec les constructeurs automobiles pour obtenir un engagement ferme sur ces commandes, dont l'ampleur permettrait de définir les conditions de reprise par GMD (premier sous-traitant français de l'emboutissage) qui, à plusieurs occasions, a montré son intérêt pour le site creusois.

 

Problème, l'intersyndicale (CGT-FO) de GM&S a annoncé mercredi «l'échec des négociations» pour une reprise de l'usine, dont la liquidation risque d'être prononcée le 23 mai par le tribunal de commerce de Poitiers. Les représentants des salariés réclament à présent une rencontre avec PSA, Renault et le président élu Emmanuel Macron, et «qu'on nous considère comme des interlocuteurs sérieux».

Le Parisien avec AFP  leparisien.fr

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GM & S

GM&S Industry : l'histoire d'un crash au ralenti

>Economie>Emploi|Vincent Vérier|10 juin 2017, 10h43

Depuis sept mois, les 277 salariés de l'équipementier automobile en faillite se battent pour sauver leur emploi. Mais le sous-investissement et la mauvaise gestion des propriétaires successifs sont anciens.

C'est l'histoire d'un gâchis industriel commencé dans les années 1990 et qui se poursuit aujourd'hui. Placé en redressement judiciaire depuis décembre 2016, l'équipementier automobile GM&S, avec ses 277 salariés, attend toujours désespérément un repreneur. Alors que le tribunal de commerce de Poitiers avait fixé à mercredi dernier la date butoir pour déposer une offre de reprise, la décision est reportée au 23 juin, faute de candidat. Maigre consolation pour des salariés habitués depuis vingt ans à fréquenter les tribunaux de commerce et à être ballottés d'un repreneur à un autre

«C'est simple, j'ai 29 ans de boîte et j'ai connu dix repreneurs», lâche Patrick Brun, délégué CGT devenu l'un des visages du combat des GM&S. La descente aux enfers a été à des années-lumière de ce que laissait présager l'arrivée du groupe familial Socomec dans la Creuse en 1962. «A l'époque, de Gaulle voulait que les industriels délocalisent dans les campagnes, qui se vidaient de leurs habitants, rappelle Patrick Brun. C'est dans ce contexte que Socomec a installé une ligne de production de jouets électriques à La Souterraine.» Le début des belles années. «En 1987, quand je suis arrivé dans l'entreprise pour travailler sur la presse, ça embauchait à tour de bras, se souvient le syndicaliste de 50 ans. Nous avions un vrai patron, la production s'était diversifiée, on fabriquait des pièces automobiles pour Renault, des cabines de tracteur et des chaudières. Nous étions 400 salariés.»

 

 

Quelques années plus tard, l'usine atteint son apogée avec 600 employés. «Le rachat de l'usine par SER a signé le début de la déconfiture, estime Patrick Brun. Ils ont moins investi, on a commencé à délocaliser, à supprimer des emplois.» Le pire est à venir.

En 2009, l'entreprise Altia, qui tente de constituer un groupe de sous-traitants de l'automobile, avec le regard bienveillant des constructeurs, rachète l'usine de La Souterraine. Mais le projet tourne vite au fiasco.

 

> A LIRE AUSSI. Les salariés de l'usine GM&S promettent de casser une machine par jour

 

Un loyer mensuel de 42 000 € versé à une SCI

 

«Pendant cinq ans, Altia a prélevé 4 % chaque année sur le chiffre d'affaires d'environ 50 M€. Comment voulez-vous développer l'entreprise ? C'était du pillage.» Selon le syndicaliste, cette stratégie a atteint son paroxysme avec la constitution par Altia d'une SCI pour louer les murs de l'entreprise à l'usine. Montant du loyer mensuel : 42 000 €.

 

En 2014, le directeur général de Bpifrance, qui a investi 18 M€ dans Altia, Nicolas Dufourcq, lâche ces propos peu flatteurs : «Altia a été construit pour beaucoup sur du sable.» Fin 2014, l'usine est reprise par le groupe italien GM&S. Nouveau repreneur et nouvelle déconvenue puisque aucun investissement n'est réalisé. « De patrons voyous qui voulaient juste encaisser l'argent en mauvaise gestion, voilà où on en est arrivé», tacle Patrick Brun, rempli d'amertume et d'inquiétude pour l'avenir.

Macron met en place une cellule de crise à l'Elysée

Après les salariés de Whirlpool à Amiens, ceux de GM&S à La Souterraine. En marge d'un déplacement sur «la ruralité», le président de la République a fait hier un détour par la sous-préfecture de Bellac pour rencontrer les syndicats de GM&S. Et, comme à Amiens, Emmanuel Macron est allé au contact sous les sifflets. «C'est notre usine il faut la sauver», exhorte un employé. «Je ne suis pas le Père Noël», réplique le chef de l'Etat. Lors de la rencontre, il s'est engagé à mettre en place «une cellule de crise à l'Elysée qui va travailler activement à organiser les conditions de la reprise», selon un délégué CGT. Par ailleurs, une rencontre se tiendra la semaine prochaine à Bercy avec les constructeurs automobiles.

Vincent Vérier  Le Parisien

 

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GM & S

GM&S - PSA: vers la fin du bras de fer

Tandis qu'une solution est en passe d'être trouvée entre les salariés de GM&S et PSA, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire appelle à lever le blocage au plus vite.

Pour contourner le blocage des salariés GM&S, PSA évacue sa production par les airs à l'aide d'hélicoptères. Au sol, les 150 salariés ont passé la nuit sur le site, dans des tentes ou dans leur voiture. Ils réclament des engaments supplémentaires de PSA. Le constructeur a engagé l'équivalent de 36 millions de commandes. Les salariés du géant automobile ne comprennent donc pas pourquoi ils ne peuvent toujours pas accéder à leur usine.

La solution

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a affirmé qu'une solution était sur le point d'être trouvée, mais il exige que le blocage soit levé. Jeudi 6 juillet au micro d'une chaîne concurrente, il a été très clair: "Je leur dis 'levez le blocage, levez le blocage sur le site de peugeot Sept-Fons et faites-le tout de suite, il n'y a pas une minute à attendre'." Salariés et repreneurs ont rendez-vous mardi 11 juillet à Bercy avant l'audience au tribunal de commerce de Poitiers le 19 juillet.

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GM & S

Automobile : les salariés de GM&S ont levé le blocage de l'usine PSA dans l'Allier

Ces salariés de l'équipementier en liquidation judiciaire occupaient le site depuis mercredi

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 06/07/2017 | 23:56 publié le 06/07/2017 | 22:22

Ils bloquaient ce site de Sept-Fons (Allier) depuis mercredi pour réclamer des conditions plus avantageuses de reprise de leur usine de La Souterraine (Creuse). Les salariés de GM&S Industry, l'équipementier en liquidation judiciaire, ont levé, jeudi 6 juillet, leur blocage, à l'appel de la CGT, rapporte l'AFP. Ils ont obtenu un accord avec le gouvernement sur l'ordre du jour des prochaines discussions à Bercy, le 11 juillet.

Vers 22 heures, le dernier véhicule des GM&S a quitté le site de Sept-Fons, permettant aux premiers camions d'entrer à nouveau librement dans l'enceinte de l'usine sous la surveillance de quelques gendarmes encore présents sur place. Un incident avait retardé la levée du siège en début de soirée. Alors qu'ils s'apprêtaient à quitter le site, les GM&S ont constaté qu'un de leurs véhicules utilitaires avait été vandalisé, laissant croire à une représaille venue de l'intérieur du site de PSA. La direction de l'usine a assuré qu'elle prendrait en charge les réparations de ce véhicule.

Une réunion cruciale mardi prochain

 

A la suite d'une négociation dans l'après-midi à la préfecture de Moulins, la CGT avait obtenu de faire acter à l'ordre du jour de la prochaine réunion prévue à Bercy, mardi 11 juillet, les quatre revendications des salariés, a expliqué devant la presse Patrick Brun, délégué CGT. "Il nous a été proposé une réunion à Bercy mardi à 15h30, à la condition que l'on lève le camp. Nous avons demandé un ordre du jour précis, que nous avons obtenu, le ministre ayant donné son accord", a-t-il dit.

La réunion doit mettre en présence l'ensemble des acteurs du dossier: PSA, Renault, le repreneur GMD, l'Etat et les syndicats, mais sa tenue était conditionnée à la levée du bloquage du site de Sept-Fons qui durait depuis 48 heures. Les quatre points à l'ordre du jour réclamés par les GM&S sont : "volume de commandes et chiffre d'affaires, nombre des emplois repris, prise en charge des salaires jusqu'au 31 août, accompagnement social et indemnités des salariés non repris", a précisé Patrick Brun.

 

Les GM&S veulent des engagements visant à augmenter le nombre d'emplois repris - via des commandes de filiales de PSA et Renault - et le versement d'une "prime extra-légale", s'ajoutant aux indemnités de licenciement de base, pour ceux des salariés qui ne seront pas repris. "Avec une moyenne d'âge de 50 ans, les gens licenciés ne retrouveront pas de travail en Creuse. Et le minimum, pour 30 voire 40 ans de loyaux services à PSA, c'est une prime extra-légale", a rappelé Patrick Brun. GM&S Industry, basé à La Souterraine (Creuse), a été placé le 30 juin en liquidation judiciaire, et l'offre de reprise de GMD doit être examinée le 19 juillet par le tribunal de commerce de Poitiers.

 

 

 

 

 

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06 juillet 2017

GM & S

Rachat des murs de GM&S:   le Gouvernement met la pression sur les élus de la Creuse mais l'affaire n'est pas conclue

    

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GM & S

2/7 Pour la Com-com, il n'est pas question d'acheter les bâtiments de GM&S les yeux fermés

Ils ont rapporté beaucoup d’argent aux actuels propriétaires des murs (les anciens actionnaires d’Altia), mais pour les finances de l’intercommunalité cela pourrait s’avérer de l’argent jeté par les fenêtres si le site n’est pas pérennisé. Photo Mathieu Tijeras
Le projet d’acquisition des bâtiments industriels de GM & S industry s’est invité dans l’ordre du jour du conseil communautaire de l’Ouest creusois  vendredi soir. L’État presse de conclure, élus et salariés font bloc pour ne pas engager de l’argent public sans garanties.

Etienne Lejeune a fait le point sur le dossier GM & S , sur l’offre de reprise par le groupe GMD et sur le rôle qu’est appelée à jouer la collectivité qu’il préside : « GMD devra louer les locaux à un coût exorbitant à la SCI Stamping, toujours propriétaire… La loi NOTRe a confié la compétence immobilier d’entreprise aux collectivités territoriales et c’est à ce titre que le Ministère et la préfecture nous ont sollicités pour faire l’acquisition des bâtiments, car le repreneur se refuse à régler le loyer appliqué, 25 000 euros aujourd’hui, il était de 40 000 euros au début. On nous dit que le loyer acceptable pour le repreneur serait de 15 000 euros… ».

Initialement, les négociations ont été menées avec Jean-François Muguay, maire de la commune (elle est propriétaire de la station de détoxication) et la dernière demande de la préfecture était :  « Etes-vous prêts à l’éventualité du rachat de ce bâtiment, condition suspensive émise par M. Martineau, patron de GMD ? ». Ce à quoi Étienne Lejeune répond : « Nous sommes d’accord pour en discuter, mais je ne ferai rien sans l’avis du conseil communautaire… ».

Avant de s’engager, l’intercommunalité a posé des préalables : revoir le prix d’achat fixé qui est de 1 million alors que l’usine, selon les informations dont disposent les élus, a été achetée pour un euro par la SCI Stamping.

L’intercommunalité veut également connaître l’état des bâtiments en s’entourant d’experts, et enfin s’assurer la pérennité du montage financier, car la collectivité va être obligée d’emprunter, les loyers devront couvrir l’emprunt et courir sur toute la durée du remboursement. Or ces demandes n’ont eu aucune réponse précise. Par contre, la veille, Etienne Lejeune avait quasiment le couteau sous la gorge car « Bercy voulait une réponse […] J’ai répondu qu’un million et sans garantie, ce n’est pas une transaction acceptable ».

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Les salariés de GM & S solidaires des élus

Sur ce point, les élus du conseil communautaire étaient d’accord et ont même été plus loin. Pour Thierry Dufour, maire de Fursac, salarié de GM & S : « La négociation porte sur 120 salariés, l’usine était autonome aujourd’hui avec son service commercial, son bureau d’étude, demain, elle ne sera qu’une unité de production, 120 salariés c’est un nombre critique, la pérennité n’est pas garantie. De plus l’engagement des constructeurs n’est pas sur la durée de l’emprunt éventuel : trois ans pour Peugeot. Un an pour Renault?? On ne peut pas s’engager à l’aveugle, c’est une patate chaude que l’État nous envoie ».

Rachat des murs de GM&S: le Gouvernement met la pression sur les élus de la Creuse mais l'affaire n'est pas conclue

Un avis approuvé par Brigitte Jammot, du groupe d’alternance : « Il est inadmissible que des représentants de l’État, de Bercy ou de la préfecture ne se soient pas déplacés pour ce conseil communautaire : je suis effarée par les chiffres annoncés. L’État, les collectivités ont déjà mis beaucoup d’argent, la SCI achète pour l’euro symbolique et revendrait 1 million?? ».

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Didier Lavaud, maire de Crozant, lui aussi salarié de GM&S, a le même discours : « on a donné ces bâtiments pour rien. Quand l’usine a eu des difficultés, on lui a fait cadeau de la taxe professionnelle, et aujourd’hui, on ne nous laisse rien. Nous aussi, salariés de GM&S, nous ne trouvons pas cela normal : en 24 heures, une telle somme et sans condition, c’est inacceptable ».

Une délibération qui ouvre la discussion

Jean-François Muguay a alors évoqué une résolution, envisagée d’ailleurs avec Etienne Lejeune quelques heures plus tôt : « La question que nous devons nous poser est, sommes nous d’accord pour être présents à la table des négociations?? Si nous refusons, on nous le reprochera… ».
La délibération proposée par Etienne Lejeune a été amendée et votée ensuite à l’unanimité, libellée comme suit : « Les élus de la communauté de communes ont bien noté la proposition de vente de la SCI Stamping, bien noté l’engagement du repreneur GMD d’assumer un loyer de 180.000 euros annuels et ils autorisent le président à entrer en négociation en vue d’un éventuel rachat dans l’intérêt des salariés de GM & S, du territoire et de ses habitants en s’entourant de personnes compétentes telles avocat d’affaires, experts en bâtiment… ». 

 

 

 

 

 

 

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GM & S

5/1 La Souterraine 

Les salariés de GM&S ont repris le travail dans une usine... sans travail

Après les fêtes, retour à l’usine pour les 283 salariés de GM & S Industry à la Souterraine (Creuse). Mais même si la liquidation a été évitée, l’activité est réduite… Ce que ne vont pas manquer d’expliquer les salariés, vendredi, au président de la République.

« Pour une fois, on n’est pas stressé par le travail, mais par le manque de travail » soupire, laconique, William, dessinateur projeteur depuis 25 ans chez GM & S Industry à La Souterraine.

Présents, mais pour rien

Le site sostranien de sous-traitance automobile a en effet repris ses activités depuis lundi après-midi, après une trêve le temps des vacances de noël.

L’ensemble des 283 salariés sont présents dans l’usine depuis mardi, mais à peine la moitié trouve de quoi s’occuper…

La liquidation judiciaire est évitée, mais le plan de redressement pas encore établi, et en attendant un repreneur, le site n’offre pas sa plus belle image.

Ils y vont, il vient
Une délégation de salariés de GM & S sera reçue ce vendredi 6 janvier à l’aéroport de Brive, par le président de la République. En outre, le vendredi suivant, le 13 janvier, l’union locale CGT de La Souterraine organise une réunion publique à 18 heures (salle de la rue du Coq) avec Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT

« On ne sait pas où mettre les salariés, une grande partie n’a pas de travail » soupire Yann Augras de la CGT. Dans l’usine, le calme règne, peu de machines peuvent tourner, les chaînes de productions sont au ralenti.

« On n’a pas le sentiment qu’ils vont sortir [le site de] La Souterraine de sa situation, déplore Yann Augras, mais plutôt l’impression que c’est programmé depuis longtemps… »

BRUNO (Technicien d'outillage depuis 35 ans dans l'usine)


Pour Bruno, technicien d’outillage depuis presque 35 ans dans la boîte, la situation n’a pas évolué depuis la fin de l’année dernière : « On est toujours dans la même crise, il n’y a pas de perspective pour l’avenir ». Même discours chez nombre de ses collègues, qui espèrent sans y croire vraiment…

En cause, le manque de matières pour travailler. Malgré leurs promesses du 13 décembre dernier, les constructeurs automobiles « traînent les pieds », selon les représentants syndicaux. « On n’a pas le sentiment qu’ils vont sortir [le site de] La Souterraine de sa situation, déplore Yann Augras, mais plutôt l’impression que c’est programmé depuis longtemps… »

Les matières auraient en effet dû rentrer pendant les fêtes, or elles n’arrivent qu’en petite quantité, ne permettant pas à l’usine de tourner à plein régime. Pourtant, le site a un potentiel énorme, « C’est une usine intégrée, assure Victor, opérateur régleur, on a des machines capacitaires qui peuvent s’adapter à n’importe quelle production, il suffit d’y changer quelques outils ! »

Le site sostranien de GM & S Industry a d’ailleurs innové un certain nombre de fois. Elle a développé certains projets de A à Z sur son site, à l’instar des bouchons des bouteilles obus Air Liquide actuellement livrés sur toute la planète. Victor s’inquiète pour les salariés, mais aussi pour les machines, qui risquent de représenter des millions de pertes si l’usine n’est pas reprise… 

Virginie Lorthioir

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GM & S

GM&S : PSA utilise un hélicoptère pour faire sortir la production d'une usine occupée

>Automobile>Constructeurs|Le Parisien avec AFP|05 juillet 2017, 11h29 | MAJ : 05 juillet 2017, 16h26|

Le groupe automobile s'était engagé à soutenir la reprise de l'équipementier en lui assurant un montant de commandes annuelles. Face au blocage du site de Sept-Fons, PSA a eu recours à un hélicoptère pour faire sortir sa production.

La direction du groupe PSA menace de revoir son soutien à la société GM&S face au blocage de son site de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre (Allier), ce mercredi, par des salariés de celle-ci. «C'est la main tendue qui se retrouve agressée», a réagi le directeur des achats de PSA, Yannick Bézard, lors d'une conférence téléphonique, soulignant que le groupe se pose «de sérieuses questions» quant à ses engagements vis-à-vis de l'équipementier automobile, placé en liquidation judiciaire.

 

Le groupe automobile PSA a annoncé dans l'après-midi qu'il avait recours à un hélicoptère pour faire sortir sa production du site industriel de Sept-Fons. «Du fait de l'absence d'action de déblocage résultant de l'inaction des pouvoirs publics, nous sommes dans l'obligation d'engager des moyens exceptionnels et coûteux pour alimenter nos sites de production en France», a déclaré un porte-parole de l'entreprise.

 

L'annonce de PSA est intervenue quelques minutes après que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire eut appelé à lever «immédiatement et sans délai» le blocage de Sept-Fons.«Il n'y aura aucune solution dans la menace ou dans le blocage des sites de production de Peugeot», a affirmé le ministre lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

 

 

L'usine bloquée est «essentielle» pour PSA

Plus tôt mercredi, le directeur des achats de l'entreprise, Yannick Bézard, avait affirmé que l'usine de Sept-Fons (560 employés) était «essentielle dans le dispositif industriel de PSA», fabriquant notamment des blocs moteur diesel et des disques de frein.

 

«Depuis 5H30 ce matin, environ 150 salariés de GM&S bloquent un site PSA, le site de Sept-Fons qui comprend plus de 560 salariés (...) on considère en tant que client que c'est une agression», a expliqué un responsable de PSA ce matin. «C'est une agression qui est de nature à la fois à bloquer des discussions qui sont toujours en cours et qui est de nature à remettre en cause la forme d'accompagnement qui est la nôtre dans le projet de reprise de GM&S La Souterraine par GMD», ajoute-t-il.

 

Après des mois de tensions, GM&S Industry, basé à La Souterraine (Creuse), a été placé le 30 juin en liquidation judiciaire, avec seulement trois semaines pour améliorer la seule offre de reprise déposée à ce jour: 120 emplois sur 277. PSA, dont les commandes représentent la moitié du chiffre d'affaires de l'équipementier, s'était engagé à accompagner la reprise de GM&S par la société GMD, via des commandes annuelles passant de 10 à 12 millions d'euros pendant trois ans et 4 millions d'investissements pour la fabrication de pièces, soit 40 millions au total.

 

Ce mercredi matin, quelques pneus et palettes ont été installés devant les grilles de l'entreprise à Sept-Fons pour empêcher les camions de sortir. Ils ont été retirés par des employés de l'entreprise, poussant des salariés à se coucher quelques instants en travers de la chaussée. Un camion qui tentait de sortir a finalement renoncé, les grilles de l'entreprise sont désormais fermées. Deux pneus et deux palettes ont été déposées devant. Selon un photographe de l'AFP présent sur les lieux, la situation était «calme», avec une vingtaine de gendarmes sur place.

Le Parisien avec AFP  leparisien.fr

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GM & S

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