Statistiques et Analyses - Industrie automobile européenne - Strategia CE

Objectif

L'idée du blog est dans un premier temps de conserver une trace de toutes les informations relatives à des restructurations en cascade en France.

Certes, la perception subjective des uns est bien sûre différente de la perception des autres, mais des éléments factuels existent dans ce type d'opérations. La fiction juridique de séparation de la propriété entre clients et fournisseurs se brouillent considérablement quand le fournisseur ne possède qu'un ou deux principaux clients, le client est de facto quasi-actionnaire de fait du reste de sa chaine de valeur, même s'il s'en défend... En sens inverse, le point de vue du salarié survivant aux plans sociaux va (fortement) évoluer dans le temps :

- entre le salarié qui finalement va partir, volontairement ou non, et qui va demander réparation et paiement de son sur-investissement personnel durant ses longues années de labeur (théorie du Don, Mauss) ;

- et celui qui peut rester salarié de la firme multi-restructurée... et pour qui la notion de pérennité signifie que le coût du dernier plan ne doit pas obérer les chances de redressement de l'entité et que celle-ci soit rapidement bénéficiaire (sans oublier à terme, le contre don symbolique nécessaire à une remotivation des personnels). Le salarié, tantôt actionnaire de son capital "force de travail", tantôt actionnaire classique demandant un résultat positif comptable, à terme.

Dans un second temps, il sera temps de faire une analyse objective et scientifique des données accumulées, au travers d'enquêtes et d'études de cas, pour mettre des dérives évidentes de fonctionnement, et peut d'être d'expliquer comment un tel gachis a été rendu possible....

Seul le temps long permet un cadrage pertinent de ses transformations... celles-ci sont elles planifiées ? prévisibles ? rien n'est moins sur en apparence

jscilien@u-paris10.fr, jscilien@hotmail.com

 

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14 octobre 2018

GM

A La Souterraine dans la Creuse, la dure vie d’après des anciens salariés de GM&S

Huit mois après la reprise du sous-traitant automobile creusois, ils sont 97, sur les 157 ouvriers licenciés, à n’avoir aucune perspective d’emploi.

LE MONDE ECONOMIE | 04.05.2018 à 16h13 • Mis à jour le 05.05.2018 à 14h45 |Par 

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Des salariés de GM&S, lors d’une assemblée générale, à La Souterraine (Creuse), en juillet 2017.

 

Les récompenses, ce n’était « pas son truc ». « Que des breloques », jugeait Jean-Yves Delage, 50 ans. Et puis, ça a commencé à « sentir le roussi » pour les 279 salariés de GM&S Industry, à La Souterraine (Creuse). Alors, il a fini par la demander, sa médaille du travail. Il y a dix jours, sous un soleil de plomb, son chef d’équipe, Bernard, lui a épinglé la petite plaque d’argent, rehaussée d’un ruban tricolore. Ou plutôt, son ex-chef d’équipe. Car, le 11 septembre 2017, M. Delage a reçu, comme 156 de ses collègues, sa lettre de licenciement.

Plus de sept mois après la reprise du sous-traitant automobile par l’emboutisseur GMD, ils étaient une trentaine de GM&S à être célébrés, ce matin-là. Il y avait même une « grand or » : Nadine Aucharles, 58 ans, licenciée après « quarante ans, onze mois et dix-huit jours » dans l’entreprise. « Forcément, il y a de l’amertume. On célèbre une carrière qu’on nous a volée », reprend Jean-Yves Delage, qui a passé dix-sept ans comme ­conducteur de ligne aux presses. « Mais ça fait toujours du bien de se retrouver entre nous », dit celui qui a fait 200 kilomètres pour rejoindre ses anciens collègues.

Ce grand brun aux lunettes fumées a mis sa maison en vente à l’été. C’est une famille de la région parisienne qui l’a achetée, après « une négociation rapide ». « Il fallait pas rêver. » En septembre, sa femme a obtenu une mutation en Charente. « On se disait que ça pouvait être l’occasion d’un nouveau départ, car les familles ont trinqué. » Et d’obtenir plus « d’opportunités professionnelles, aussi », reconnaît l’ancien ouvrier, qui garde en travers de la gorge la réplique d’Emmanuel Macron à l’intention des GM&S.

 

En déplacement en Corrèze, le président avait dit à « ceux qui foutent le bordel » qu’ils « feraient mieux » d’aller travailler à l’usine Constellium d’Ussel, à 140 kilomètres de La Souterraine....

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GM

Un an après, que sont devenus les salariés de GM&S à La Souterraine ?

Publié le 23/05/2018 à 11h28. Mis à jour à 11h48 par SudOuest.fr avec Afp.
S'ABONNER À PARTIR DE 1€COMMENTAIRES SUSPENDUSUn an après, que sont devenus les salariés de GM&S à La Souterraine ?En mai 2017, les ouvriers de GM&S avaient un temps piégé leur usine avec des bonbonnes de gaz
AFP

En mai 2017, les ouvriers de GM&S, en liquidation judiciaire, secouaient les débuts de la présidence d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, quelque 150 d’entre eux sont au chômage et, loin des projecteurs, l’usine creusoise reprise tourne au ralenti

À la Souterraine, GM&S, n’existe plus. L’usine creusoise qui employait 277 salariés avant sa mise en  liquidation judiciaire en mai 2017 s’appelle désormais LSI (La Souterraine Industry) et elle ne fonctionne plus qu’avec moins de la moitié du personnel. 150 ouvriers sont au chômage et loin des projecteurs, l’usine reprise tourne au ralenti malgré les engagements des constructeurs automobiles et du gouvernement.

Ce mercredi, Jean-Pierre Floris, délégué interministériel aux restructurations d’entreprises, doit visiter le site avec son repreneur, Alain Martineau, avant de participer à Guéret à une session du comité de pilotage, créé l’an dernier pour suivre le sort des licenciés et le bon fonctionnement de la nouvelle entité.

Recours devant le tribunal administratif

Les ex-GM&S, pourtant ne désarment pas. Ils seront jeudi au tribunal administratif de Limoges pour contester le plan social: consultation du CE non conforme, mauvais critères pour choisir les licenciés, discrimination syndicale…

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En mai 2017, les ouvriers de GM&S, en liquidation judiciaire, secouaient les débuts de la présidence d'Emmanuel Macron.En mai 2017, les ouvriers de GM&S, en liquidation judiciaire, secouaient les débuts de la présidence d’Emmanuel Macron.
CRÉDIT PHOTO : AFP

Leur avocat, Me Jean-Louis Borie, attaque sur tous les fronts sans perdre son objectif de vue: engager la responsabilité civile de Peugeot vis-à-vis de l’équipementier automobile et faire reconnaître le préjudice causé aux ouvriers creusois par son désengagement, qui était selon lui programmé secrètement dès 2014. "Une bonne centaine de salariés sont déjà concernés par cette procédure", qu’il déposera "très prochainement" indique-t-il.

"Moral des salariés au plus bas"

Depuis septembre dernier et la reprise pour un euro symbolique de l’emboutisseur avec moins de la moitié du personnel (120 sur 277)  "le moral des salariés est au plus bas" à La Souterraine et "le site tourne à peine à 35% de son potentiel", résume Yann Augras, syndicaliste CGT employé aujourd’hui par LSI, décrivant une usine vide et silencieuse. 

Les salariés de GM&S avaient notamment reçu le soutien de Philippe PoutouLes salariés de GM&S avaient notamment reçu le soutien de Philippe Poutou
CRÉDIT PHOTO : AFP

Bruno Le Maire, le 21 mai 2017, annonçait pourtant avoir obtenu 25 millions d’euros de commandes, dont 10 millions de PSA et autant de Renault, rappelle le syndicaliste..  "Bilan ?", enchaîne son collègue René Bastier, élu CGT au CE de la nouvelle entité: 2,3 millions d’euros de chiffres d’affaires et 1,3 million de déficit pour le seul premier trimestre 2018. 

"Personne ne sera laissé sur la bord de la route", assurait aussi le tout nouveau ministre de l’Économie lors de sa visite le 19 juillet, après le passage de Philippe Poutou ou Jean-Luc Mélenchon, venus à l’approche des législatives dénoncer "la brutalité d’un modèle économique" qui "pousse les ouvriers à des moyens extrêmes", comme les GM&S, qui avaient un temps piégé leur usine avec des bonbonnes de gaz.

17 salariés seulement ont retrouvé un emploi

Aujourd’hui pourtant, malgré le déploiement des moyens de l’État, seuls 17 des 154 licenciés ont retrouvé un emploi. "Le plus souvent par la bande", explique Vincent Labrousse, ancien délégué CGT lui-même licencié. Invités de la Fête de l’Huma ou de manifestations de cheminots, les ex-GM&S veulent rester très présents dans "la bataille médiatique et politique", dit-il.

"On est une bonne centaine très actifs en parallèle de nos démarches perso pour retrouver un emploi. La solidarité est toujours là. Et même si les meilleures volontés parfois fatiguent, la vision reste commune: ce qui nous est arrivé est injuste et lamentable, jeter des gens comme ça sans contrepartie alors qu’ils ne sont pas responsables du naufrage économique ça n’est pas normal, et cela ne doit pas se reproduire", dit ce militant qui fait partie du comité de pilotage. 

Les ouvriers de GM&S dénonçaient le retrait brutal des commandes de Peugeot et Renault, donneurs d'ordres historiques de l'entrepriseLes ouvriers de GM&S dénonçaient le retrait brutal des commandes de Peugeot et Renault, donneurs d’ordres historiques de l’entreprise
CRÉDIT PHOTO : AFP

Quelle responsabilité des donneurs d’ordre ?

Son nouveau combat ? Un projet de loi dit GM&S, qu’il a contribué à écrire et qu’il espère voir inscrire au menu parlementaire. Le texte veut faire reconnaître la responsabilité vis-à-vis des sous-traitants d’un donneur d’ordre employant plus de 5.000 personnes en France (ou 10.000 dans le monde) et qui tient plus de 30% d’un carnet de commandes.

Car, pour lui, c’est bien le retrait brutal des commandes de Peugeot et Renault, donneurs d’ordres historiques de GM&S, qui a précipité le sort du deuxième employeur privé d’un des départements français les plus défavorisés.

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La Croix

Un an après, seuls 18 des licenciés ont retrouvé un emploi, selon les syndicats, qui accusent par ailleurs les constructeurs de manquer à leurs engagements de commandes. / PASCAL LACHENAUD/AFP

GM & S. Un sigle qui a accaparé les premiers mois de la présidence Macron sur le terrain économique et social. Un symbole aussi des difficultés de l’industrie en France dans certains territoires, dont la Creuse fait partie. Cet ancien équipementier automobile implanté à La Souterraine, mis en liquidation, a été officiellement repris en septembre 2017 pour un euro symbolique en conservant 120 des 277 salariés.

Un an après, seuls 18 des licenciés ont retrouvé un emploi, selon les syndicats, qui accusent par ailleurs les constructeurs de manquer à leurs engagements de commandes. La nouvelle entité, désormais appelée LSI (La Souterraine Industry) a été reprise par GMD (Groupe Mécanique Découpage).

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« Ils ont viré les plus jeunes »

Dans un arrêt attendu le 16 octobre mais publié finalement vendredi 12, la cour d’appel administrative de Bordeaux a annulé le plan social mis en œuvre en 2017 chez GM & S. Elle a estimé que ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), contesté en justice par des salariés, a été homologué par la directrice régionale des entreprises, de la consommation, du travail et de l’emploi de la Région Nouvelle-Aquitaine (Dirrecte), sur des « motifs entachés d’erreurs de droit ».

Dans son arrêt, la cour administrative d’appel a retenu « la non prise en compte des compétences professionnelles dans les critères d’ordre de licenciement », a expliqué l’avocat des anciens salariés, Me Jean-Louis Borie.

« Ils ont viré les plus jeunes », a simplement résumé Yann Augras, syndicaliste CGT de la nouvelle entité, LSI. Selon lui, a été retenu comme critère de licenciement le « seul critère d’ancienneté, pour arbitrer de la compétence professionnelle ».

Indemnisations

Me Jean-Louis Borie a cependant expliqué que cet arrêt « n’ouvre pas droit à la réintégration » des salariés licenciés « mais va permettre à ceux qui ont saisi les prud’hommes d’obtenir des indemnisations, soit environ 55 personnes ». Le 29 mai 2018, le tribunal administratif de Limoges avait rejeté en première instance la demande d’annulation du PSE.

Désormais, les salariés, les anciens salariés et leur avocat entendent mener un nouveau combat judiciaire. Ils accusent Renault et Peugeot d’avoir provoqué la chute de l’équipementier automobile creusois et somment les deux constructeurs de les indemniser.

Renault et PSA dans le viseur

« J’ai adressé une lettre aux deux Carlos (Tavares, le patron de PSA et Ghosn le patron de Renault) pour leur dire que je me tenais à leur disposition pour trouver une solution, faute de quoi, j’entamerai une action en justice devant le tribunal de grande instance », a prévenu Me Jean-Louis Borie.

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire avait lui-même fait savoir, fin septembre, que « le compte n’y est pas » en termes de commandes promises – à hauteur de 10 millions d’euros pour Renault et 12 millions d’euros pour PSA. Il avait annoncé qu’il allait appeler les dirigeants de Renault et Peugeot « pour leur demander de tenir les promesses qu’ils ont faites à l’État français et aux salariés de GM & S »

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Octobre 2018

 

La cour d’appel administrative de Bordeaux a annulé le plan social mis en œuvre en 2017 chez l’ex-équipementier automobile creusois GM & S repris par GMD. Dans son arrêt, la cour d’appel estime que ce plan de sauvegarde de l’emploi, contesté en justice par des salariés, a été homologué sur des «motifs entachés d’erreurs de droit». «Une première victoire qui valide ce que nous disons depuis de longs mois», a immédiatement réagi sur Twitter le compte des salariés «en lutte» que Libération avait rencontrés.

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Libération

GM&S : leurs vies d’après

Par Julie Carnis, correspondante à Limoges. Photos Thierry Laporte  12 janvier 2018 à 19:06
A La Souterraine (Creuse), en mai.A La Souterraine (Creuse), en mai. Photo Pascal Lachenaud. AFP

Les salariés de l’équipementier automobile creusois sauront lundi si la justice annule le plan social et ses 157 licenciements. Partis ou restés, ils sont marqués par de longs mois de combat, qu’ils veulent poursuivre devant les tribunaux.

On croyait le sujet clos, mais les tee-shirts bleus ne l’entendent pas de cette oreille. Jeudi, les ex-GM&S, l’équipementier automobile creusois racheté en septembre, étaient à Limoges, où ils contestaient devant le tribunal l’homologation du plan social qui a autorisé le licenciement de 157 d’entre eux (sur 277). La justice administrative rendra sa décision lundi et devrait suivre le rapporteur public, qui estime que «l’homologation a été insuffisamment motivée». Une condamnation «de pure forme», se défend la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi. En effet, l’annulation du plan social ne sera que temporaire, l’Etat ayant quinze jours pour émettre une nouvelle homologation. Mais la décision, même symbolique, serait forte pour ces ouvriers qui envisagent un deuxième round judiciaire.

L’affaire avait débuté en décembre 2016 par un placement en redressement. Pour la énième fois de son histoire, l’usine de La Souterraine (Creuse) était en défaut de paiement. Ses salariés affirmaient, preuves à l’appui, que leur situation avait été orchestrée par leurs principaux donneurs d’ordre (PSA et Renault). De quoi faire de cette usine, principal employeur privé de la Creuse, le premier dossier chaud du quinquennat Macron et le feuilleton politique de l’été. Réunions en préfecture, audiences élyséennes, négociations ministérielles, manifestation et blocage de sites constructeurs : durant des mois, les GM&S ont imposé leur rythme.

Chargé d’éteindre l’incendie, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a dû céder à toutes les exigences du repreneur et aller chercher d’arrache-pied des engagements de commande pour obtenir que le groupe GMD rachète ce site industriel arrêté trois mois durant, sans avoir provoqué de manque dans la filière… Démontrant, comme le craignaient les ouvriers, que les constructeurs avaient pris soin de doubler leurs commandes de pièces ailleurs.

Rachetés sous le nom de LS Industry (LSI), à la condition d’un plan social drastique qui a vu le licenciement de plus d’un salarié sur deux, la détermination des Creusois n’a pas faibli, même loin des caméras. Depuis plus d’un an, ils conduisent une véritable guérilla contre le gouvernement. Ils sont les visages de la contestation pour les uns, le reflet flou de l’«ancien monde» pour les autres. Portraits.


Franck Cariat, 42 ans : le quadra parti vers d’autres luttes

Portrait de Franck Cariat, délégué syndical, ex salarié de GM&S. Franck occupait le poste de référent en sécurité et environnement airgonome.
COMMANDE N° 2017-1820

Franck Cariat, la quarantaine, a été licencié en décembre, après plus de vingt ans dans l’entreprise. Il a beau être l’un des plus jeunes salariés de la boîte, il a déjà passé la moitié de sa vie dans cette usine. Mercredi, pour la première fois, il a poussé les portes de Pôle Emploi. «Ils ont regardé mes compétences et n’ont pas eu l’air trop inquiets, peut-être parce que je n’exclus pas de monter ma société.» Avec sa femme et ses trois enfants de 3, 7 et 10 ans, le quadra espère ne pas avoir à quitter le territoire. «Sinon, il va falloir trouver du travail pour deux et vendre la maison, ce qui n’est pas facile en Creuse…»

Comme pour beaucoup de ses collègues, «c’est dur de tourner la page de ce qu’on a vécu ensemble». Depuis septembre, Franck Cariat est donc impliqué quotidiennement dans l’animation d’une organisation née afin de poursuivre les actions engagées. Avec pour logo un petit gaulois arborant le «tee-shirt bleu» et des chaussettes rouges, l’association de soutien et de défense des salariés de GM & S et ex-GM & S réunit environ 250 personnes. Elle a vocation à «continuer de défendre les intérêts des salariés, mais également à maintenir le lien entre nous pour veiller sur les plus fragiles». Avec notamment comme mission «d’aider les recours en justice et de faire vivre l’esprit de notre combat au-delà de notre histoire». C’est à ce titre qu’une délégation de tee-shirts bleus est attendue le 10 février à Paris, pour l’avant-première du film que Lech Kowalski leur a consacré.

Cette notoriété acquise au fil des journaux télévisés, Franck Cariat veut également la mettre au service d’autres luttes : «Je pense aux ouvriers de Sept-Fons. Un site [une usine de PSA, dans l’Allier, ndlr] qu’on a bloqué cet été et dont l’avenir est menacé.» La bouche serrée et les yeux doux, il affirme : «D’autres entreprises petites ou grandes n’ont pas forcément les moyens de se bagarrer. Nous, on a envie de leur montrer qu’il n’y a pas de fatalité, que tout est possible. On en est l’illustration. Comme le dit notre avocat : "Il n’y a de batailles perdues que celles qu’on n’a pas menées".»


Yann Augras, 45 ans : le délégué CGT qui est resté

Portrait de Yann Augras, délégué syndical et préparateur presse. Repris dans l'entreprise.
COMMANDE N° 2017-1820

Yann Augras, vingt-sept ans d’ancienneté, préparateur gros tonnage aux presses automatiques et élu du personnel, a gardé son emploi. Mais pas sans rancœur. «En septembre, quand le couperet est tombé, j’ai pris une grosse claque dans la gueule. Après avoir bossé vingt-cinq ou trente ans avec des gens, revenir au vestiaire le matin pour te changer, être en slip et s’apercevoir que t’es tout seul, que t’as plus tes potes à côté de toi… c’est vraiment dur.»

Pour lui, la nouvelle a été une surprise : le fort en gueule très médiatique fait partie des 120 emplois sauvés. Mais il n’a rien perdu de sa verve : «Honnêtement, je ne m’y attendais pas. Quand tu es élu CGT et que t’as mené une bataille de dix mois, où t’as été à Paris secouer les ministères et partout en France chatouiller les constructeurs, a priori, tu sais que t’es dans la ligne de mire.» Déchiré entre la joie d’avoir conservé son job et la tristesse d’avoir perdu ses collègues, il confesse : «Franchement, je ne suis pas rassuré sur l’avenir de l’entreprise. Quatre mois après la reprise, l’usine tourne à 30 %. Ils sont loin les 25 millions de chiffre d’affaires maintes fois promis par l’Etat et les constructeurs. Mercredi, il y avait du travail pour 25 personnes sur 120… J’ai de gros doutes sur les commandes pour 2018.» Avec comme conséquence «pas de développement, pas d’investissement et pas de pérennité du site. On a beau avoir sauvé notre boulot, il vaut mieux ne pas s’y habituer».

Raison pour laquelle, depuis septembre, l’élu du personnel pose régulièrement des heures de délégation pour soutenir les actions de ses collègues licenciés. «On ne coupe pas le lien avec eux. Moi, je fais partie de la cellule de suivi du plan social. Les copains nous disent que c’est difficile d’avoir des interlocuteurs, alors on essaye de secouer l’administration pour qu’ils aient leur formation, leur accompagnement, qu’ils retrouvent vite un emploi. Dans un bassin sinistré, c’est primordial de ne pas perdre de temps.» Et de prévenir, dans un éclat de rire déterminé: «Il faut vous y préparer, GM& S-LSI, ça va continuer !» 


Jean-Louis Borie, 62 ans, avocat clermontois : le maître à l’œuvre depuis 2014

Portrait de Jean Louis Borie, avocat des GM&S
COMMANDE N° 2017-1820

Silhouette longiligne, écharpe rouge et Perfecto intact, l’avocat Jean-Louis Borie n’a pas passé un jour, depuis septembre, sans prendre des nouvelles des salariés de GM&S. Avocat «engagé» sur tous les fronts sociaux, il est à l’aise sur ce genre de dossiers. Mais avec ses clients creusois, c’est un peu plus que ça. «Je continue à porter leur combat : ici au tribunal administratif mais également pour les LSI, les salariés repris, pour lesquels une nouvelle bataille s’annonce. En effet, l’ensemble des accords d’entreprise qui les protégeaient seront bientôt annulés.»

«Militant», il était dans la rue contre les ordonnances Macron, «car elles représentent une catastrophe sociale.» Entre deux coups de fil à ses protégés creusois, il se consacre, avec le Syndicat des avocats de France (SAF), à développer des stratagèmes pour contrebalancer les ordonnances travail. «Avec les confrères, on réfléchit aux moyens de droit pour faire en sorte, par exemple, que le plafonnement des indemnités prud’homales ne soit pas retenu par les juges. A ce titre, on est en train de développer toute une stratégie de résistance, qui entend démontrer que ces ordonnances ne sont pas conformes au pacte social européen.» Parallèlement, les gros dossiers sociaux continuent d’affluer, comme le plan social de la Seita à Riom (Puy-de-Dôme).

Quoiqu’il en soit, «le dossier creusois va durer plusieurs années, probablement même après mon départ du cabinet.» Et de dévoiler une stratégie judiciaire au long court, passant par l’annulation de l’homologation du plan social par le tribunal administratif, des recours aux prud’hommes ou encore le contentieux du licenciement des salariés protégés . Mais l’homme envisage aussi de s’attaquer au poisson qu’il vise depuis le début : le constructeur automobile PSA, dont il veut engager la responsabilité civile. Car «il est hors de question de laisser les constructeurs s’en tirer à bon compte, en faisant payer par l’Etat les conséquences de leurs stratégies industrielles catastrophiques pour les territoires».


Vincent Labrousse, 47 ans : le syndicaliste licencié qui veut faire la loi 

Portrait de Vincent Labrousse délégué syndical, ex salarié de GM&S. Vincent était technicien méthode chargé d'industrialisation.
COMMANDE N° 2017-1820

Elu CGT, licencié le 16 décembre, Vincent Labrousse était automaticien-roboticien au bureau des méthodes. Entre la reprise de l’usine en septembre et l’annonce de son licenciement en décembre, il est resté sans information sur son sort. «Je m’y attendais, mais ça a été un gros coup», soupire-t-il. Il fait partie des neuf syndicalistes licenciés sur les douze. Un débarquement qu’il vit «comme une injustice».

Pour autant, celui qui incarne toujours le visage syndical de GM&S, endossant malgré sa timidité le rôle de porte-parole, n’a pas vraiment quitté l’usine. «Mes journées sont bien remplies, voire chargées ! On a beaucoup travaillé sur l’annulation du plan social qu’on est sur le point d’obtenir, mais également sur l’aide et l’appui aux salariés licenciés, afin de recueillir leur parole et de faciliter leurs échanges avec les administrations.» Encore sous le choc de son propre licenciement, il confesse : «Pour l’instant, j’ai vraiment du mal à me projeter dans autre chose. J’ai eu mon premier rendez-vous à Pôle Emploi cette semaine, et pourtant, tout ça est encore très vague pour moi. Je ne le vis pas bien, c’est clair. Je vais essayer de faire autre chose, je ne sais pas quoi, mais ce qui est sûr, c’est que je n’ai pas envie de me laisser aller.»

Son temps, il le passe avec Me Jean-Louis Borie. «Avec l’appui de son cabinet, j’ai passé du temps sur la future plainte contre les constructeurs PSA et Renault. On a travaillé sur les moyens de démontrer qu’ils n’étaient pas de simples clients, mais qu’ils contrôlaient tout dans l’usine.» Et c’est ainsi qu’a germé une nouvelle idée : un projet de loi dit GM&S. «On s’est dit : pourquoi pas proposer quelque chose à partir de notre expérience ? Car ce qui est vrai pour nous l’est aussi pour l’aéronautique, le naval, le ferroviaire… Certes, les industriels sont confrontés aux enjeux d’une économie mondialisée, mais ça n’excuse pas tout. Quand on tient 80 % d’un carnet de commandes, on a une responsabilité dans les drames humains qu’entraîne un plan de licenciement de l’ampleur de celui qu’on a connu. C’est le sens du projet de loi qu’on va écrire.

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07 juillet 2017

GM & S

Creuse : les salariés de l'usine GM&S promettent de casser une machine par jour

>Economie|Le Parisien avec AFP|12 mai 2017, 8h17

Dans l'usine de La Souterraine, menacée de liquidation, les salariés sont à bout. Après avoir piégé le site, ils ont commencé à détruire le matériel.

La tension n'est pas prête de retomber. Des salariés en colère de l'équipementier automobile GM&S Industry à La Souterraine (Creuse), menacé de liquidation judiciaire, ont commencé jeudi à détruire du matériel et affirment avoir «piégé» leur usine, pour dénoncer l'attitude des constructeurs français qu'ils accusent de bloquer les négociations de reprise du site.

Les salariés ont détruit une presse, qu'ils ont découpée en deux au chalumeau, et écrasé une autre machine-outil dans l'après-midi. Ils ont promis de détruire une machine par jour tant qu'ils n'auraient pas de réponse sur l'avenir du site. Selon le délégué CGT de GM&S, Vincent Labrousse, l'usine de La Souterraine a aussi été «piégée» à l'aide de bonbonnes de gaz et de bidons d'essence.

 

 

«Nous refusons d'être baladés une minute de plus (...) Cela fait six mois que l'on se bat, et nous sommes désolés d'en arriver là, mais aujourd'hui la menace, c'est celle d'une liquidation pure et simple. Si tel devait être le cas, l'usine ne sera pas rendue intacte !», a-t-il menacé.

 

La liquidation prononcée le 23 mai ?

 

Il s'agit pour les 279 salariés du site, deuxième employeur privé du département placé en redressement judiciaire depuis décembre dernier, de faire pression sur PSA et Renault, leurs principaux clients, pour qu'ils s'engagent à maintenir un volume de commandes suffisant.

 

Sous la houlette du gouvernement, la direction de crise négociait depuis plusieurs semaines avec les constructeurs automobiles pour obtenir un engagement ferme sur ces commandes, dont l'ampleur permettrait de définir les conditions de reprise par GMD (premier sous-traitant français de l'emboutissage) qui, à plusieurs occasions, a montré son intérêt pour le site creusois.

 

Problème, l'intersyndicale (CGT-FO) de GM&S a annoncé mercredi «l'échec des négociations» pour une reprise de l'usine, dont la liquidation risque d'être prononcée le 23 mai par le tribunal de commerce de Poitiers. Les représentants des salariés réclament à présent une rencontre avec PSA, Renault et le président élu Emmanuel Macron, et «qu'on nous considère comme des interlocuteurs sérieux».

Le Parisien avec AFP  leparisien.fr

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GM & S

GM&S Industry : l'histoire d'un crash au ralenti

>Economie>Emploi|Vincent Vérier|10 juin 2017, 10h43

Depuis sept mois, les 277 salariés de l'équipementier automobile en faillite se battent pour sauver leur emploi. Mais le sous-investissement et la mauvaise gestion des propriétaires successifs sont anciens.

C'est l'histoire d'un gâchis industriel commencé dans les années 1990 et qui se poursuit aujourd'hui. Placé en redressement judiciaire depuis décembre 2016, l'équipementier automobile GM&S, avec ses 277 salariés, attend toujours désespérément un repreneur. Alors que le tribunal de commerce de Poitiers avait fixé à mercredi dernier la date butoir pour déposer une offre de reprise, la décision est reportée au 23 juin, faute de candidat. Maigre consolation pour des salariés habitués depuis vingt ans à fréquenter les tribunaux de commerce et à être ballottés d'un repreneur à un autre

«C'est simple, j'ai 29 ans de boîte et j'ai connu dix repreneurs», lâche Patrick Brun, délégué CGT devenu l'un des visages du combat des GM&S. La descente aux enfers a été à des années-lumière de ce que laissait présager l'arrivée du groupe familial Socomec dans la Creuse en 1962. «A l'époque, de Gaulle voulait que les industriels délocalisent dans les campagnes, qui se vidaient de leurs habitants, rappelle Patrick Brun. C'est dans ce contexte que Socomec a installé une ligne de production de jouets électriques à La Souterraine.» Le début des belles années. «En 1987, quand je suis arrivé dans l'entreprise pour travailler sur la presse, ça embauchait à tour de bras, se souvient le syndicaliste de 50 ans. Nous avions un vrai patron, la production s'était diversifiée, on fabriquait des pièces automobiles pour Renault, des cabines de tracteur et des chaudières. Nous étions 400 salariés.»

 

 

Quelques années plus tard, l'usine atteint son apogée avec 600 employés. «Le rachat de l'usine par SER a signé le début de la déconfiture, estime Patrick Brun. Ils ont moins investi, on a commencé à délocaliser, à supprimer des emplois.» Le pire est à venir.

En 2009, l'entreprise Altia, qui tente de constituer un groupe de sous-traitants de l'automobile, avec le regard bienveillant des constructeurs, rachète l'usine de La Souterraine. Mais le projet tourne vite au fiasco.

 

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Un loyer mensuel de 42 000 € versé à une SCI

 

«Pendant cinq ans, Altia a prélevé 4 % chaque année sur le chiffre d'affaires d'environ 50 M€. Comment voulez-vous développer l'entreprise ? C'était du pillage.» Selon le syndicaliste, cette stratégie a atteint son paroxysme avec la constitution par Altia d'une SCI pour louer les murs de l'entreprise à l'usine. Montant du loyer mensuel : 42 000 €.

 

En 2014, le directeur général de Bpifrance, qui a investi 18 M€ dans Altia, Nicolas Dufourcq, lâche ces propos peu flatteurs : «Altia a été construit pour beaucoup sur du sable.» Fin 2014, l'usine est reprise par le groupe italien GM&S. Nouveau repreneur et nouvelle déconvenue puisque aucun investissement n'est réalisé. « De patrons voyous qui voulaient juste encaisser l'argent en mauvaise gestion, voilà où on en est arrivé», tacle Patrick Brun, rempli d'amertume et d'inquiétude pour l'avenir.

Macron met en place une cellule de crise à l'Elysée

Après les salariés de Whirlpool à Amiens, ceux de GM&S à La Souterraine. En marge d'un déplacement sur «la ruralité», le président de la République a fait hier un détour par la sous-préfecture de Bellac pour rencontrer les syndicats de GM&S. Et, comme à Amiens, Emmanuel Macron est allé au contact sous les sifflets. «C'est notre usine il faut la sauver», exhorte un employé. «Je ne suis pas le Père Noël», réplique le chef de l'Etat. Lors de la rencontre, il s'est engagé à mettre en place «une cellule de crise à l'Elysée qui va travailler activement à organiser les conditions de la reprise», selon un délégué CGT. Par ailleurs, une rencontre se tiendra la semaine prochaine à Bercy avec les constructeurs automobiles.

Vincent Vérier  Le Parisien

 

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GM & S

GM&S - PSA: vers la fin du bras de fer

Tandis qu'une solution est en passe d'être trouvée entre les salariés de GM&S et PSA, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire appelle à lever le blocage au plus vite.

Pour contourner le blocage des salariés GM&S, PSA évacue sa production par les airs à l'aide d'hélicoptères. Au sol, les 150 salariés ont passé la nuit sur le site, dans des tentes ou dans leur voiture. Ils réclament des engaments supplémentaires de PSA. Le constructeur a engagé l'équivalent de 36 millions de commandes. Les salariés du géant automobile ne comprennent donc pas pourquoi ils ne peuvent toujours pas accéder à leur usine.

La solution

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a affirmé qu'une solution était sur le point d'être trouvée, mais il exige que le blocage soit levé. Jeudi 6 juillet au micro d'une chaîne concurrente, il a été très clair: "Je leur dis 'levez le blocage, levez le blocage sur le site de peugeot Sept-Fons et faites-le tout de suite, il n'y a pas une minute à attendre'." Salariés et repreneurs ont rendez-vous mardi 11 juillet à Bercy avant l'audience au tribunal de commerce de Poitiers le 19 juillet.

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GM & S

Automobile : les salariés de GM&S ont levé le blocage de l'usine PSA dans l'Allier

Ces salariés de l'équipementier en liquidation judiciaire occupaient le site depuis mercredi

franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 06/07/2017 | 23:56 publié le 06/07/2017 | 22:22

Ils bloquaient ce site de Sept-Fons (Allier) depuis mercredi pour réclamer des conditions plus avantageuses de reprise de leur usine de La Souterraine (Creuse). Les salariés de GM&S Industry, l'équipementier en liquidation judiciaire, ont levé, jeudi 6 juillet, leur blocage, à l'appel de la CGT, rapporte l'AFP. Ils ont obtenu un accord avec le gouvernement sur l'ordre du jour des prochaines discussions à Bercy, le 11 juillet.

Vers 22 heures, le dernier véhicule des GM&S a quitté le site de Sept-Fons, permettant aux premiers camions d'entrer à nouveau librement dans l'enceinte de l'usine sous la surveillance de quelques gendarmes encore présents sur place. Un incident avait retardé la levée du siège en début de soirée. Alors qu'ils s'apprêtaient à quitter le site, les GM&S ont constaté qu'un de leurs véhicules utilitaires avait été vandalisé, laissant croire à une représaille venue de l'intérieur du site de PSA. La direction de l'usine a assuré qu'elle prendrait en charge les réparations de ce véhicule.

Une réunion cruciale mardi prochain

 

A la suite d'une négociation dans l'après-midi à la préfecture de Moulins, la CGT avait obtenu de faire acter à l'ordre du jour de la prochaine réunion prévue à Bercy, mardi 11 juillet, les quatre revendications des salariés, a expliqué devant la presse Patrick Brun, délégué CGT. "Il nous a été proposé une réunion à Bercy mardi à 15h30, à la condition que l'on lève le camp. Nous avons demandé un ordre du jour précis, que nous avons obtenu, le ministre ayant donné son accord", a-t-il dit.

La réunion doit mettre en présence l'ensemble des acteurs du dossier: PSA, Renault, le repreneur GMD, l'Etat et les syndicats, mais sa tenue était conditionnée à la levée du bloquage du site de Sept-Fons qui durait depuis 48 heures. Les quatre points à l'ordre du jour réclamés par les GM&S sont : "volume de commandes et chiffre d'affaires, nombre des emplois repris, prise en charge des salaires jusqu'au 31 août, accompagnement social et indemnités des salariés non repris", a précisé Patrick Brun.

 

Les GM&S veulent des engagements visant à augmenter le nombre d'emplois repris - via des commandes de filiales de PSA et Renault - et le versement d'une "prime extra-légale", s'ajoutant aux indemnités de licenciement de base, pour ceux des salariés qui ne seront pas repris. "Avec une moyenne d'âge de 50 ans, les gens licenciés ne retrouveront pas de travail en Creuse. Et le minimum, pour 30 voire 40 ans de loyaux services à PSA, c'est une prime extra-légale", a rappelé Patrick Brun. GM&S Industry, basé à La Souterraine (Creuse), a été placé le 30 juin en liquidation judiciaire, et l'offre de reprise de GMD doit être examinée le 19 juillet par le tribunal de commerce de Poitiers.

 

 

 

 

 

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